Héraldique - Musée du Sceau

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Héraldique


L' HÉRALDIQUE

c'est la science  qui a pour objet  l'étude des armoiries


Petit glossaire héraldique
Armoiries  : emblèmes en couleurs, propres à une famille , à une communauté ou
plus rarement, à un individu, et soumis dans leur disposition et dans leur forme à des règles précises qui sont celles du blason.
(synonyme : armes)
Elles apparaissent en Occident vers 1125-1175 en rapport avec l'évolution de l'équipement militaire.(signes de reconnaissance au cœur de la mêlée) ( allemand : Wappen , anglais : coat of arms)
Armorial   : recueil d'armoiries
Blason   : ensemble des règles , termes et figures héraldiques
Blasonner   : art de décrire les armoiries
Pour blasonner on énonce d'abord la couleur du champ(le fond) , puis les figures ex. " d'azur semé de fleurs de lis d'or " (rois de France avant Louis VIII)
Dextre  : partie droite de l'écu lorsqu'on se trouve derrière celui-ci
Ecu  : figure en forme de bouclier sur lequel peuvent être reproduits des emblèmes
personnels à celui qui en use et que l'on appelle armoiries ou armes.L'écu peut être pourvu d'ornements extérieurs : surmonté du heaume avec son cimier et ses lambrequins. L'ensemble constitué par l'écu et ces ornements est aussi désigné sous le nom de blason.
Email.  : nom des couleurs héraldiques qui se subdivisent en métaux ( or et argent )
et en couleurs proprement dites ( gueules : rouge
sable   : noir
azur   : bleu
sinople : vert pourpre : violet)
Principale règle : ne jamais mettre couleur sur couleur ou métal sur métal.
Héraldique   : science auxiliaire de l'histoire qui a pour objet l'étude des armoiries.
Meubles   : nom donné aux figures dont la place dans l'écu peut être variable.
Il s'agit de figures géométriques, d'animaux , de végétaux, d'objets,
plus rarement des parties de corps humain (cœur, main ...)
Partitions   : figures géométriques obtenues par des lignes (verticales, horizontales ou
diagonales) qui partagent l'écu en un nombre pair de divisions égales.
Senestre   : partie gauche lorsqu'on se trouve derrière l'écu


Le blasonnement  : C’est l’art de décrire un écu selon un langage conventionnel qui permet de comprendre sa composition sans avoir recours au dessin. Il commence par énoncer le champ de l’écu (« plain » s’il est sans partition ni figures) ou les partitions, les « pièces honorables » et les meubles

Exemple : « d’azur à trois fleurs de lis d’or » (Or = couleur jaune)
Champ = bleu Meuble = 3 fleur de lis


  • Les Partitions
Les quatre principales partitions sont formées d’un seul trait.

voir ci-dessous


La combinaison de deux traits ou plus, permet une diversité infinie de partitions : Le parti et le coupé donnent l’écartelé, le tranché et le taillé engendrent l’écartelé en sautoir, la combinaison des quatre partitions donne le gironné.

voir ci dessous


Parti
Coupé
Ecartelé
Ecartelé en sautoir
Gironné
Tranché
Taillé




Les couleurs

L'héraldique se sert d'un petit nombre de couleur essentiellement deux métaux et cinq émaux :
voir ci - dessous


Les meubles

nous conduisent à la diversité des armes parlantes. Les meubles stylisés représentent :
les astres : soleil, lune, étoiles
les végétaux : fleur de lis, rose, ...
les animaux : lion, aigle, poisson, cerf, coq, ...
les objets : roue, outils, ...
les constructions : tours, murailles, ...

Les ornements extérieurs

L' écu est surmonté du timbre composé du heaume et du cimier. "Le heaume était recouvert d'un voile (appelé volet) pour atténuer l'effet des rayons de soleil. Plus tard, il devient immense et les grands coups d'épée lui faisaient de belles déchirures dont les artistes s'emparaient sous la forme de "lambrequins" (source Pierre Joubert) .

Les Grandes Armes de France datant de l’époque de Louis XIV (Leur style graphique a varié selon les époques, depuis la naissance de l'art héraldique jusqu'en 1792, puis de 1815 à 1830)
Le blason d'azur à trois fleurs de lis d'or est timbré d'un haume d'or damasqui-né, taré de face ouvert et rempli de pourpre. Il est orné de lambrequins d'azur aux retroussis d'or et sommé de la couronne royale de France. Il est entouré des Grands Colliers de l'Ordre de Saint-Michel et de l'Ordre du Saint-Esprit. Le blason est posé sur un sceptre fleurdelisé d'or et sur une main de justice aussi d'or. Les deux emblèmes croisés en sautoir et retenus par les lambrequins. Le blason est tenu par deux anges de carnation posés chacun sur une nuée vêtus d'aubes blanches ou d'argent revêtues de dalmatiques d'azur bro-dées de trois fleurs de lis d'or frangées de même. Les anges tiennent chacun une bannière frangée aux armes de France. Le tout est posé sur un manteau d'azur semé de fleurs de lis frangé et lié d'or fourré d'hermine et sommé d'un pavillon du même timbré d'une grande couronne royale sommée de la double fleur de lis, cimier de la Maison de France. Le tout est surmonté de l'oriflamme de pourpre semé de lis d'or aux retroussis de même, soutenue par un listel passant sous le pavillon et chargé du cri en lettres d'or: « MONTJOIE SAINT-DENIS ! »


Les Grandes Armes impériales de l'empereur des Français (1804-1815 / 1852-1871)
Le blason d'azur à l'aigle d'or empiétant sur un foudre du même est entouré du Collier de l'Ordre impérial de la Légion d'honneur, il est posé sur la main de justice et le sceptre impérial passés en sautoir - Le tout est posé sur un manteau de pourpre semé d'abeilles d'or, bordé de pampres et frangé de même, doublé d'hermine, lié par des rubans de pourpre semés de roses d'or, bordé de même. Il est sommé de la couronne impériale française (cercle enri-chi de gemmes, sommé d'aigles essorantes et de palmettes, les arceaux for-més de palmes réunis au sommet, le tout d'or, pour soutenir un monde d'azur croisé d'or).

Le symbole national de la République française (depuis 1953)

Écu ovale : d'azur au faisceau de licteur, posé en pal sur deux branches de chêne et d'olivier, passés en sautoir, le tout d'or, lié par un ruban du même panonceau, chargé de la devise en lettres de sable : « LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ ». L'écu entouré du Grand Collier de l'Ordre de la Légion d'honneur au naturel, la croix appendue en pointe.
Cette version du symbole national de la République française fut créée sous la IVe République, par une commission ministérielle qui se réunit le 3 juin 1953 au ministère des Affaires étrangères. Il figure depuis cette date sur le panon-ceau réservé à la France dans la salle d'Assemblée des Nations unies à New York.

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