Le scellement - Musée du Sceau

Aller au contenu

Menu principal :

Le scellement

Histoire du Sceau

Le scellement

Pour appliquer un sceau sur un parchemin, on entaillait celui-ci en croix. On pressait  un gâteau de cire ramollie par la chaleur, sur lequel on appliquait la matrice. Ces matrices métalliques, en forme de pinces ressemblaient à de petits gaufriers. Les sceaux étaient généralement appliqués en bas, et à droite du document lorsqu'il s'agissait de chartes royales ou impériales. Sur celles des princes laïques ou ecclésiastiques, il se trouve souvent en bas et au milieu du document, encadrés par les noms des témoins.

A partir du XI ième, XII ième siècle ils ne seront plus collés, mais de plus en plus souvent appendus à la charte, par des liens appelés lacs. Ceux-ci sont, bien entendu, inclus dans la masse de cire ou de métal.

Le processus de fixation était le suivant : après avoir replié le bord inférieur du parchemin, des trous ou fentes étaient percés par lesquels on faisait passer une lanière de parchemin,
De cuir ou encore de cordelettes ou des tresses de soie, de chanvre, de laine. Celles-ci étaient engagées dans la masse métallique ou dans le gâteau de cire. L'acte était dit scellé sur lac de soie, de chanvre… Ces lacs de soie, de chanvre ou de laine étaient presque toujours bicolores. En cas d'utilisation de parchemin, on disait que l'acte était scellé sur simple ou double queue de parchemin.



Chacun de ces modes de scellement servait pour une catégorie particulière d'actes. Quand un parchemin était muni de plusieurs sceaux, ceux-ci étaient rangés par ordre de préséance ; si le nombre des contractants était important, les sceaux pouvaient être appendus, non seulement au bas de l'acte mais également sur les côtés.

Parfois, chaque lanière portait le nom de la personne dont elle devait soutenir le sceau. Ceux-ci ayant juridiquement une très grande importance, mille précautions étaient prise pour en assurer la conservation. Parfois, ils étaient placés dans une soucoupe de cire, parfois on les enfermait dans une bourse de parchemin ou dans une boîte en bois ou en métal. Ces dernières façons de procéder datent de la Renaissance.




Retourner au contenu | Retourner au menu