Sceau-Sigillographie - Musée du Sceau

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Sceau-Sigillographie

Qu’est ce qu’un sceau ?

Il est une marque d’autorité ou de propriété authentifiant un acte public ou privé. Celui-ci peut être le fait d’un établissement public ou privé,  d’une autorité laïque, religieuse ou d’un particulier.

René II duc de lorraine (1473)
Napoléon
Haguenau
Napoléon III
Napoléon III
Burckhart de Lützelstein (1395)
Grande Chancellerie


Le mot « sceau » désigne à la fois l’instrument, c’est-à-dire la matrice (bois, os ivoire, cuivre, laiton, bronze, fer, argent, or) qui sert à l’impression et l’empreinte ( plomb ou cire d’abeille pure ou mélangée à de l’étoupe, du plâtre etc.) que laisse cet instrument.

Ville de Berne (1512)
Lettre patente de Louis XIV


Pratiquement,  pour nous, le  sceau-empreinte est un objet d’une extrême  fragilité et  les originaux sont d’un accès difficile pour le particulier et même pour le chercheur. Ils sont conservés dans les dépôts d’archives, parfois dans des collections privées. Mais le sceau est aussi une véritable œuvre d’art qui arrive à concentrer sur sa surface réduite une masse de données, abordables pour celui qui fait l’effort d’apprendre à les lire. Il devient ainsi un document d’un intérêt exceptionnel pour l’histoire, celle de l’Alsace en en particulier.


La sigillographie


La sigillographie ou sphragistique est cette branche de l'archéologie qui a pour but la connaissance, la description et l'interprétation des sceaux. C'est un puissant auxiliaire de l'histoire, en particulier pour l'étude du Moyen-Âge. Sa portée est plus importante que la numismatique.

En effet, seuls les souverains, rois, empereurs, papes ou villes avaient le droit de battre monnaie. Par contre, papes, rois, seigneurs, villes libres, officiers de justice, dignitaires ecclésiastiques, ordres religieux, communes, corporations laïques, juridictions, bourgeois, artisans ou hommes libres, tous avaient leur sceau, qui seul authentifiait les actes dans lesquels ils figuraient. La majorité des gens ne savaient ni lire ni écrire, le sceau servait de signature. Il était facilement reconnaissable et difficile à imiter. A la mort du propriétaire, la matrice était détruite afin d'éviter toute fraude.


Charles Haudot

Quand cette matrice était en métal précieux, on la faisait fondre, sinon on la brisait ou on l'enterrait avec son propriétaire. C'est pourquoi les matrices des sceaux sont extrêmement rares à l'heure actuelle.

Le sigillographe est celui qui travaille sur les sceaux, qui est expert en sigillographie. Depuis fort longtemps, comme attaché de préfecture, préposé au service des archives du Bas-Rhin, M. Charles Haudot se passionnait pour les sceaux. D'abord il fallait les repérer et les exhumer des archives publiques ou privées, ensuite les identifier en se servant de la charte à laquelle le sceau est appendu. Spécialiste du microfilm en archive, M. Haudot avait trouvé, dans les nouvelles technologies d'après-guerre, issues de la pétrochimie, des solutions très adaptées pour contribuer à la conservation de ces témoins du passé, la reproduction fidèle sans détruire, ni même endommager l'original.
L'identification se concrétise par une fiche descriptive accompagnée d'une photographie.
Le travail le plus spectaculaire du sigillographe consiste à reproduire les sceaux à l'identique à partir d'empreintes prises sur l'original et la confection de " creux " en caoutchouc synthétique. Par ces fac-similés, le sceau est rendu accessible facilement, au chercheur et surtout au grand public.


Des expositions nombreuses, en France et à l'étranger, dans des cadres clairement présentés, permettent de mettre les visiteurs en face d'une histoire vivante faite d'une prodigieuse diversité de personnages et d'institutions.


Le travail de M. HAUDOT a été facilité, de son vivant, par celui d'archivistes et d'érudits du siècle passé, comme François FASTINGER à Strasbourg ou NESSEL à Haguenau qui ont sauvé beaucoup de sceaux de la disparition par la confection d'empreintes.


D'ailleurs, grâce à Fastinger, Charles Haudot avait conservé la mémoire d'une technique ancienne de reproduction des sceaux, celle des moines copistes, à savoir confectionner un creux au litharge  de plomb, produits et techniques assez dangereuse à manipuler et pour la santé de l'opérateur.

François Fastinger
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